ASPERGER-INTEGRATION SITE DE L'APIPA ASPERGER TED

 

  * LE SYNDROME D'ASPERGER : description brève par l'APIPA

 Téléchargez ici le dossier que vous pouvez distribuer à volonté aux      enseignants, AVS, entourage ETC

  * LE SYNDROME D'ASPERGER : en détail, les TESTS

  

 

 

 

A PROPOS DU SYNDROME D’ASPERGER PAR

APIPA-ASPERGER-TED 

 


 

  

LE SYNDROME D’ASPERGER

 

Le SA est un trouble envahissant du développement qui fait partie de l’extrémité «haute » du continuum autistique. Le SA n'est pas une maladie mentale d'origine psychologique : c'est un trouble du développement neurologique d'origine génétique, mais aussi dû à d’autres facteurs (environnementaux, infectieux, métaboliques…)

Les principales perturbations des sujets atteints d’autisme de «haut-niveau » ou du SA touchent la vie sociale, la compréhension et la communication. Ces troubles sont la conséquence d’une anomalie de fonctionnement des centres cérébraux dont la fonction est de rassembler les informations de l’environnement, de les décoder et de réagir de façon adaptée. Le sens des mots, la compréhension et la communication sont affectés. Le sujet a des difficultés à décoder les messages qui lui arrivent (il paraît submergé par la «cacophonie » de l’environnement), et à adresser clairement ses propres messages à ceux qui l’entourent.

Il est dispersé dans l’espace, déphasé dans le temps, dépassé par les échanges, et sa communication maladroite et hésitante se perd le plus souvent dans des tentatives avortées.

Pour être moins dispersé, il se concentre sur les détails ; pour être moins déphasé, il se complaît dans les routines ; ses échecs de communication avec les autres l’amènent à une concentration exclusive sur lui-même, sans pour autant le satisfaire (d’après G. LELORD).

Les atteintes peuvent être plus ou moins sévères selon les personnes.

 

Les patients atteints du syndrome d’Asperger sont étonnants de par leur culture générale et leur intérêt dans un domaine spécifique dans lequel ils excellent.

Le vrai problème : leurs difficultés d’intégration au sein de notre société.

Leurs troubles du comportement par leurs rites, leur résistance au changement et leurs angoisses qui peuvent en découler, leur préoccupation circonscrite à un ou plusieurs centres d’intérêts, leur langage le plus souvent recherché et riche en vocabulaire, leur mémoire …

Tout ceci déconcerte. Ce sont des patients excentriques et bizarres.

 

C’est un médecin autrichien, le Dr Hans ASPERGER, qui décrivit en 1943 (publication en 1944) des troubles du comportement chez plusieurs enfants qui avaient un développement normal de l’intelligence et du langage, mais qui présentaient des comportements proches de l’autisme et une déficience marquée dans les interactions sociales et la communication. Il appela ce trouble «autistichen Psychopathen ».

Le syndrome d’Asperger (SA) est donc une pathologie relativement nouvelle dans sa définition et sa connaissance, elle n’a été officiellement reconnue comme entité à part entière qu’assez récemment. Le SA a été individualisé dans le DSM IV (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders de l’American Psychiatric Association) en 1994  et dans la version CIM 10 (OMS)

Hans ASPERGER surnommait ses patients «les petits professeurs ».

En 1944, en Autriche, on exterminait les handicapés mentaux. Il insiste pour dire qu’ils sont éducables, et, dans les années 1960, qu’il est nécessaire de faire faire des apprentissages à ces autistes «purs ».

 

De nos jours, il est primordial que nos enfants puissent évoluer en milieu ordinaire compte tenu de leur potentiel.

Durant leur scolarité la présence d’une auxiliaire d’intégration scolaire est souvent nécessaire et bénéfique.

A l’âge adulte pour les aider à s’intégrer au mieux au sein de notre société, un accompagnement par un référent est essentiel toute leur vie.

Celui-ci peut les guider vers l’autonomie par des apprentissages et avoir un rôle de superviseur.

Il est donc important que le diagnostic (établi selon les critères internationaux) soit posé le plus tôt possible, afin que ces personnes puissent bénéficier d'une prise en charge éducative adaptée. Trop souvent de nos jours, les parents passent pour des personnes éduquant mal leur enfant et cela ne fait que retarder le diagnostic.

Ces personnes dites "bizarres", atteintes du syndrome d’Asperger, peuvent et doivent avoir une existence "normale".

 

 

                             LE SYNDROME D’ASPERGER                    D’APRES LE SITE ASPERWEB FRANCE     

  

 

L'APIPA tient à remercier Dominique PRAT de sa confiance envers notre association, en nous demandant de fusionner le site @sperweb qu'il a crée en 1999

Asperweb France a été le premier site de référence en matière d'information sur ce syndrome très méconnu à l'époque.

A noter que Dominique PRAT était membre du CA d’Autisme France (chargé du SA) en 99 et au début des années 2000. Grâce à lui, ont pu avoir lieu les premières rencontres entre familles d’enfant atteints du SA.

 

 

  

 

 

   

 

 

SOMMAIRE

 

 

 

 

CARACTERISTIQUES ET CRITERES DIAGNOSTIQUES DU SYNDROME D'ASPERGER

 

  

    Classification du D.S.M. IV- 10e édition

 

    C.I.M. 10  

 

    Classification française des troubles mentaux de l'enfant et de l'adolescent 

    CFTMEA R-2000 

     Attention ! Cette classification française n'est pas reconnue au niveau international et tend à être abandonnée.

 

 

 

ECHELLE AUSTRALIENNE DU SYNDROME D'ASPERGER

 

2ème édition

Garnett et Attwood 1994

Traduction française Chantal Tréhin

  

 

CRITERES DE DECOUVERTE DES "ASPIES"

 

 
 

LES APPROCHES THERAPEUTIQUES DU SA
 

  • La prise en charge psychologique et éducative 

  • L'autisme et la psychanalyse 

  • Les traitements médicamenteux 

  • Autisme et nutrition


 LES TESTS

 

TEST CHAT (Check-list for autism in Toddlers. Baron-Cohen S. et al., 1992)

Examen à 18 mois  ici

 
 ASPIES QUIZ

Le but de ce test est de donner une indication fiable du spectre de l'autisme chez les adultes. ici


 TEST EN LIGNE  ici

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


















 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

CLASSIFICATION DU D.S.M. IV*


 

Selon la classification de l'association psychiatrique américaine publiée sous le nom de D.S.M. IV * (Diagnostic and Statistical Manuel of Mental Disorders) - 4e édition de 1994 - il existe 5 catégories de troubles envahissants du développement :

- Trouble autistique

- Syndrome de Rett

- Trouble désintégratif de l'enfance

- Syndrome d'Asperger

- Trouble envahissant du développement non spécifié

 

F84.5 [299.80] Syndrome d'ASPERGER


 

* Caractéristiques diagnostiques :


 

Les caractéristiques essentielles du Syndrome d'Asperger sont une altération sévère et prolongée de l'interaction sociale (Critère A) et le développement de modes de comportements, d'activités et d'intérêts restreints, répétitifs et stéréotypés (Critère B). La perturbation doit entraîner une altération cliniquement significative dans le fonctionnement social, professionnel, ou d'autres domaines importants (Critère C). A la différence du Trouble autistique, il n'existe pas de retard cliniquement significatif du langage (p. ex., le sujet a utilisé des mots isolés vers l'âge de 2 ans et des phrases à valeur de communication vers l'âge de 3 ans) (Critère D). De plus, au cours de l'enfance, il n'y a pas eu de retard significatif sur le plan clinique dans le développement cognitif, ni dans le développement, en fonction de l'âge, des capacités d'autonomie, du comportement adaptatif (sauf dans le domaine de l'interaction sociale) et de la curiosité pour l'environnement (Critère E). On ne peut faire le diagnostic de Syndrome d'Asperger si les critères d'un autre trouble envahissant du développement spécifique ou de la Schizophrénie sont présents (Critère F).

Caractéristiques et troubles associés :

Le Syndrome d'Asperger s'observe parfois en association avec des affections médicales générales, qui doivent être codées sur l'Axe III. On peut noter des symptômes neurologiques non spécifiques variés. Les étapes du développement peuvent être retardées et on observe souvent une maladresse motrice.

Prévalence :

On a peu d'informations sur la prévalence du Syndrome d'Asperger; il semblerait que le trouble soit plus fréquent chez les garçons.

Évolution :

Le Syndrome d'Asperger semble débuter plus tard que le Trouble autistique, ou tout du moins semble être reconnu plus tardivement que celui-ci. Avant l'entrée à l'école, on peut observer un retard moteur, une maladresse motrice. Dans le contexte scolaire, ce sont les difficultés dans les interactions sociales qui deviennent manifestes. C'est à cette période que des intérêts idiosyncrasiques ou circonscrits particuliers (p. ex., fascination pour les horaires de train) peuvent apparaître ou être reconnus comme tels. A l'âge adulte, les sujets ont des difficultés en ce qui concerne l'empathie et la modulation des interactions sociales. Le syndrome suit apparemment une évolution continue et, dans la vaste majorité des cas, persiste pendant toute l'existence.


 

* Aspects familiaux :


 

Bien que les données familiales soient limitées, il semble exister une fréquence accrue du Syndrome d'Asperger chez les apparentés de sujets atteints.

Diagnostic différentiel :

On ne peut faire le diagnostic de Syndrome d'Asperger si les critères d'un autre Trouble envahissant du développement ou de la Schizophrénie sont présents. Pour le diagnostic différentiel avec le Trouble autistique, le Syndrome de Rett et le trouble désintégratif de l'enfance, voir aux rubriques concernées. Le Syndrome d'Asperger doit être également distingué du Trouble obsessionnel-compulsif et de la personnalité schizoïde. Le Syndrome d'Asperger et le trouble obsessionnel-compulsif ont en commun des modes de comportements répétitifs et stéréotypés, mais à la différence du Trouble obsessionnel-compulsif, le Syndrome d'Asperger se caractérise par une altération qualitative de l'interaction sociale et par un mode plus restreint d'intérêts et d'activités. A la différence de la Personnalité schizoïde, le Syndrome d'Asperger se caractérise par des comportements et des intérêts stéréotypés et par une interaction sociale plus sévèrement altérée.


 

* Critères diagnostiques du F84.5 [299.80] Syndrome d'Asperger :


 

A - Altération qualitative des interactions sociales, comme en témoignent au moins deux des éléments suivants :

1. altération marquée dans l'utilisation, pour réguler les interactions sociales, de comportements non verbaux multiples, tels que le contact oculaire, la mimique faciale, les postures corporelles, les gestes.

2. incapacité à établir des relations avec les pairs correspondant au niveau de développement.

3. le sujet ne cherche pas spontanément à partager ses plaisirs ou ses réussites avec les autres (p. ex., il ne cherche pas à montrer, à désigner du doigt ou à apporter les objets qui l'intéressent).

4. manque de réciprocité sociale ou émotionnelle.

B - Caractère restreint, répétitif et stéréotypé des comportements, dés intérêts et des activités, comme en témoigne au moins un des éléments suivants:

1. préoccupation circonscrite à un ou plusieurs centres d'intérêt stéréotypés et restreints, anormale soit dans l'intensité soit dans son orientation.

2. adhésion apparemment inflexible à des habitudes ou à des rituels spécifiques et non fonctionnels.

3. maniérismes moteurs stéréotypés et répétitifs (p. ex., battements ou torsions des mains ou des doigts, mouvements complexes de tout le corps).

4. préoccupations persistantes pour certaines parties des objets.

C - La perturbation entraîne une altération cliniquement significative du fonctionnement social, professionnel, ou dans d'autres domaines importants.

D - Il n'existe pas de retard général du langage significatif sur le plan clinique (p. ex., la personne utilise des mots isolés vers l'âge de 2 ans et des phrases à valeur de communication vers l'âge de 3 ans).

E - Au cours de l'enfance, il n'y a pas eu de retard significatif sur le plan clinique dans le développement cognitif ni dans le développement, en fonction de l'âge, des capacités d'autonomie, du comportement adaptatif (sauf dans le domaine de l'interaction sociale) et de la curiosité pour l'environnement.

F - Le trouble ne répond pas aux critères d'un autre trouble envahissant du développement spécifique ni à ceux d'une schizophrénie.

 

* American Psychiatric Association. DSM-IV. Critères diagnostiques (WashingtonDC, 1994). Traduction française par J.-D. Guelfi et al., Masson, Paris, 1996.


 

 SOMMAIRE

 












 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

 


 

















 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

CLASSIFICATION INTERNATIONALE DES MALADIES - 10e édition

C.I.M. 10

 

F84.0 Autisme infantile

 

Trouble envahissant du développement caractérisé par: a) un développement anormal ou altéré, manifeste avant l'âge de trois ans, avec b) une perturbation caractéristique du fonctionnement dans chacun des trois domaines psychopathologiques suivants: interactions sociales réciproques, communication, comportement (au caractère restreint, stéréotypé et répétitif). Par ailleurs, le trouble s'accompagne souvent de nombreuses autres manifestations non spécifiques, par exemple des phobies, des perturbations du sommeil et de l'alimentation, des crises de colère et des gestes auto-agressifs.

 

F84.5 Syndrome d'Asperger

Trouble de validité nosologique incertaine, caractérisé par une altération qualitative des interactions sociales réciproques, semblable à celle observée dans l'autisme, associée à un répertoire d'intérêts et d'activités restreint stéréotypé et répétitif. Il se différencie de l'autisme essentiellement par le fait qu'il ne s'accompagne pas d'un déficit ou trouble du langage, ou du développement cognitif. Les sujets présentant ce trouble sont habituellement très malhabiles. Les anomalies persistent souvent à l'adolescence et à l'âge adulte. Le trouble s'accompagne parfois d'épisodes psychotiques au début de l'âge adulte  

 

SOMMAIRE










 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CLASSIFICATION FRANCAISE DES TROUBLES MENTAUX DE L'ENFANT ET DE L'ADOLESCENT

CFTMEA R-2000

Attention ! Cette classification française n'est pas reconnue au niveau international et tend à être abandonnée.


 

Axe I : CATEGORIES CLINIQUES


 

  1. Autisme et Troubles psychotiques :

 

On classera ici des troubles autistiques et psychotiques avérés chez l'enfant et l'adolescent. Bien que n'appartenant pas strictement au registre psychotique, on y fera figurer également des troubles thymiques de l'adolescent, dont la sévérité et la massivité obèrent temporairement le rapport au réél.

1.0 Psychoses Précoces (Troubles envahissants du développement)

1.00 Autisme infantile précoce - type Kanner


 

1° Début généralement au cours de la première année avec présence des manifestations caractéristiques avant l'âge de 3 ans.

2° Association de :

- troubles majeurs de l'établissement des relations interpersonnelles et des relations sociales.

- altération qualitative de la communication (absence de langage, troubles spécifiques du langage, déficit et altération de la communication non verbale).

- comportements répétitifs et stéréotypés avec souvent stéréotypies gestuelles ; intérêts et jeux restreints et stéréotypés.

- recherche de l'immutabilité (constance de l'environnement)

- troubles cognitifs

Exclure :

- les autres psychoses de l'enfant

- les déficiences intellectuelles dysharmoniques

- les démences

- les troubles complexes du langage oral

Correspondance CIM 10 : F 84.0 - autisme infantile


 

1.01 Autres formes de l'autisme :


 

Syndrome autistique incomplet ou d'apparition retardée après l'âge de 3 ans

Inclure : certaines psychoses de type symbiotique avec traits autistiques.

Exclure :

- les autres psychoses de l'enfant

- les déficiences intellectuelles dysharmoniques

- les démences

- les troubles complexes du langage oral

Correspondance CIM 10 : F 84.1 - autisme atypique


 

1.02 Psychose précoce déficitaire. Retard mental avec troubles autistiques ou psychotiques


 

Intrication d'un retard mental sévère, et d'emblée présent, avec des traits autistiques ou psychotiques, notamment des accès d'angoisse psychotique associés à des régressions et à des comportements auto-agressifs.

Ces signes témoignent de l'existence d'un noyau psychotique, dont l'expression peut varier avec l'âge (des phénomènes dissociatifs ou des épisodes de délires peuvent survenir aux alentours de la puberté).

C'est le caractère massif et la survenue d'emblée, qui justifie l'individualisation de ces formes de psychoses, sachant que par ailleurs, dans la plupart des cas d'autisme ou d'autres psychoses de l'enfant coexistent habituellement un retard mental ou des troubles cognitifs.

Inclure :

- psychose à expression déficitaire

- débilité évolutive

Exclure :

- les autres psychoses de l'enfant

- les déficiences dysharmoniques

Correspondance CIM 10 : F 84.1 - autisme atypique

F 84.8 - autres troubles envahissants du développement


 

1.03 Syndrome d'Asperger

Présence d'un syndrome autistique sans retard du développement cognitif et surtout du développement du langage. L'autonomie de ce syndrome par rapport à l'autisme infantile, et notamment aux formes d'autisme dites "de haut niveau" est discutée. C'est notamment dans de tels cas qu'ont été décrites des capacités particulières dans certains domaines (mémoire, calcul, etc...), isolées de l'ensemble du fonctionnement psychique

 

 

 SOMMAIRE

  

  

 

 

 

 



















































ECHELLE AUSTRALIENNE DU SYNDROME D'ASPERGER


2ème édition

Garnett et Attwood 1994

Traduction française Chantal Tréhin


 

 

Le questionnaire qui suit a pour but d'identifier les comportements et les compétences qui caractérisent le syndrome d'Asperger dans les années d'école primaire. C'est à cet âge que la configuration de comportements et de compétences inhabituels est la plus visible. Chaque question ou description est cotée de 0 à 6, 0 correspondant au niveau ordinaire qu'on peut attendre d'un enfant de cet âge


 

 

A. Compétences sociales et émotionnelles :


 

 

1. L'enfant a-t-il du mal à comprendre comment jouer avec les autres enfants? Par exemple, n'a pas conscience des règles implicites des jeux sociaux :


 

0____1____2____3____4____5

Rarement fréquemment

 

 


 

2. Quand il pourrait jouer avec les autres enfants, comme à la récréation par exemple, l'enfant évite-t-il le contact social avec eux? Par exemple, se réfugie dans un endroit tranquille ou va à la bibliothèque :


 

0____1____2____3____4____5

Rarement fréquemment

 


 

 

3. L'enfant donne-t-il l'impression de ne pas avoir conscience des conventions ou des règles de conduite sociales, agissant ou faisant des commentaires de façon inappropriée? Par exemple, en faisant une remarque personnelle à quelqu'un sans réaliser que cette remarque pourrait le blesser :


 

0____1____2____3____4____5

Rarement fréquemment

 


 

 

4. L'enfant manque-t-il d'empathie, c'est à dire de la compréhension intuitive des sentiments des autres? Par exemple ne réalise pas qu'une excuse pourrait aider l'autre à aller mieux :


 

0____1____2____3____4____5

Rarement fréquemment

 


 


 

5. L'enfant semble-t-il s'attendre à ce que les autres personnes connaissent ses pensées, ses expériences et son opinion? Par exemple, ne réalise pas que vous ne pouvez pas savoir quelque chose parce que vous n'étiez pas avec lui à ce moment :


 

0____1____2____3____4____5

Rarement fréquemment

 


 

6. L'enfant a-t-il un besoin excessif d'être rassuré, surtout si les choses changent ou ne se passent pas bien?


 

0____1____2____3____4____5

Rarement fréquemment

 


 


 

7. L'enfant manque-t-il de nuances dans son expression émotionnelle? Par exemple manifeste une tristesse ou de l'affection de façon disproportionnée par rapport à la situation :


 

0____1____2____3____4____5

Rarement fréquemment

 


 


 

8. L'enfant manque-t-il de précisions dans son expression émotionnelle? Par exemple, il ne comprend pas le niveau d'expression émotionnelle approprié pour des personnes différentes :


 

0____1____2____3____4____5

Rarement fréquemment

 


 


 

9. L'enfant manifeste-t-il un désintérêt à participer à des sports, des jeux ou des activités compétitifs :


 

0____1____2____3____4____5

Rarement fréquemment

 


 


 


 

10. L'enfant est-il indifférent à la pression sociale de ses pairs? Par exemple, il ne suit pas le dernier engouement en matière de jouet ou de vêtement :


 

0____1____2____3____4____5

Rarement fréquemment

 

 


 

B. Compétences de communication :


 

 

11. L'enfant prend-il les expressions ou commentaires au pied de la lettre? Par exemple, est en difficulté avec des expressions comme "donne ta langue au chat" ou "ne reste pas planté là!" :


 

0____1____2____3____4____5

Rarement fréquemment

 


 


 

12. L'enfant a-t-il un ton de voix inhabituel? Par exemple donne l'impression d'avoir un "accent étranger" ou monotone sans accent tonique sur les mots importants :


 

 

0____1____2____3____4____5


 

Rarement fréquemment

 


 


 

13. Quand on parle avec l'enfant, donne-t-il l'impression de n'être pas intéressé par votre côté de la conversation? Par exemple, ne pose pas de question et ne commente pas vos pensées ou vos opinions sur le sujet :


 

0____1____2____3____4____5

Rarement fréquemment

 


 


 

14. Pendant une conversation, l'enfant a-t-il tendance à moins utiliser le contact oculaire que ce qu'on peut attendre?


 

0____1____2____3____4____5

Rarement fréquemment

 


 


 

15. Le langage de l'enfant est-il trop précis ou pédant? Par exemple parle d'une façon formelle ou comme un dictionnaire ambulant :


 

0____1____2____3____4____5

Rarement fréquemment

 


 


 


 

16. L'enfant a-t-il des problèmes pour s'adapter à une conversation? Par exemple lorsqu'il ne comprend pas ce qui est dit, il demande pas d'éclaircissements mais revient plutôt à un sujet familier, ou prend un très long temps à trouver une réponse :


 

0____1____2____3____4____5

Rarement fréquemment

 


 


 

C. Compétences cognitives :


 

 

17. L'enfant lit-il des livres surtout pour s'informer, ne semblant pas très intéressé par la fiction? Par exemple, est un lecteur avide d'encyclopédies ou de livres scientifiques mais pas de romans d'aventures :


 

0____1____2____3____4____5

Rarement fréquemment

 


 

18. L'enfant a-t-il une mémoire à long terme exceptionnelle pour des faits et des évènements? Par exemple, se rappelle le numéro de la plaque minéralogique de la voiture du voisin d'il y a plusieurs années, ou se rappelle clairement des scènes qui se sont passées il y a très longtemps:


 

0____1____2____3____4____5

Rarement fréquemment

 


 


 

19. L'enfant manque-t-il de jeu social imaginatif? Par exemple les autres enfants ne sont pas inclus dans ses jeux imaginaires de ou il ne comprend pas les jeux de "faire semblant" des autres enfants :


 

0____1____2____3____4____5

Rarement fréquemment

 

 


 

D. Intérêts spécifiques :


 

 

20. L'enfant est-il fasciné par un sujet particulier, au point de collectionner avec avidité les informations ou les statistiques sur ce sujet? Par exemple l'enfant est devenu une encyclopédie ambulante sur les voitures, les cartes de géographie ou les résultats de sport :


 

0____1____2____3____4____5

Rarement fréquemment

 


 


 

21. L'enfant est-il particulièrement perturbé par les changements dans la routine ou dans ses attentes? Par exemple prendre un autre chemin pour aller à l'école :


 

0____1____2____3____4____5

Rarement fréquemment

 


 


 

22. L'enfant a-t-il des routines ou des rituels élaborés qu'il lui faut respecter? Par exemple aligner des jouets avant d'aller au lit :


 

0____1____2____3____4____5

Rarement fréquemment

 


 

E. Compétences motrices :


 

 

23. L'enfant a-t-il des problèmes de coordination? Par exemple, il n'est pas très doué pour attraper un ballon :


 


 

0____1____2____3____4____5

Rarement fréquemment

 


 

24. L'enfant court-il bizarrement?


 

0____1____2____3____4____5

Rarement fréquemment

 


 

F. Autres caractéristiques :


 

Dans cette partie, cochez chacune de ces caractéristiques si l'enfant l'a présentée :


 

a) Peur ou angoisse inhabituelle causée par :


 

o des sons ordinaires, par exemple les appareils électriques


 

o une contact corporel léger sur la peau ou la tête


 

o le port de certains vêtements


 

o les bruits inattendus


 

o la vue de certains objets


 

o les lieux bruyants, avec du monde, comme les supermarchés


 

 

b) Une tendance à battre des mains ou à se balancer en cas d'excitation ou d'angoisse


 

 

c) Une sensibilité peu importante pour des petites douleurs

 


 

d) Un retard d'apparition du langage


 

 

e) Des grimaces ou des tics faciaux inhabituels


 

 

Si la réponse est oui à une majorité des questions ci-dessus, et que la cotation était entre deux et six (c'est à dire très au dessus du niveau normal), cela ne signifie pas automatiquement que l'enfant a un syndrome d'Asperger. Cependant, c'est une hypothèse à considérer et il est nécessaire d'orienter cet enfant vers un centre de diagnostic.


 

 

La version originale de cette échelle (en anglais) est disponible sur le site: http://www.tonyattwood.com/

 et dans le livre "Asperger's syndrome A guide for parents and Professionals" Tony Attwood 1998 Jessica Kingsley publishers

 

 

 SOMMAIRE

































 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  CRITERES DE DECOUVERTE DES "ASPIES"


A inclure dans un Manuel de Découvertes des Personnes (MDP I)

inexistant mais qui serait bien nécessaire…par Carol Gray et Tony Attwood

Traduction et adaptation française Chantal Tréhin


A. Un avantage qualitatif dans les interactions sociales, comme en témoignent une majorité des éléments suivants :


· La relation avec les pairs est caractérisée par une loyauté absolue et le fait d'être totalement digne de confiance.


· Absence de sexisme, de "age-isme" ou de biais culturels; capacité à prendre les autres tels qu'ils sont


· Dit ce qu'il pense vraiment quel que soit le contexte social ou ses convictions personnelles


· Capacité de poursuivre son idée ou sa propre perspective même en présence de contradictions apparentes


· Recherche d'un auditoire ou d'amis capables de s'enthousiasmer pour des sujets d'intérêts particuliers


· Attention aux détails, peut passer du temps à discuter un sujet qui peut ne pas être d'une importance capitale


· Ecoute des autres sans jugement ou suppositions continuels


· Evite de préférence la conversation sans intérêt, superficielle ou les remarques évidentes


· Recherche d'amis sincères, positifs, avec un bon sens de l'humour


 


B. Parle couramment l'"Aspergerois", un langage social caractérisé par au moins trois des traits suivants :


· Une volonté déterminée de recherche de la vérité

· Une conversation exempte de sens caché ou de motivations inavouées


· Un vocabulaire développé et un intérêt pour les mots


· Une fascination pour l'humour basé sur les mots, comme les jeux de mots


· Une utilisation perfectionnée de métaphores imagées


 


C. Des compétences cognitives caractérisées par au moins quatre des traits suivantes :


· Une préférence marquée pour les détails plutôt que l'ensemble (gestalt)


· Une perspective originale, parfois unique, dans la façon d'aborder les problèmes


· Une mémoire exceptionnelle et/ou un rappel de détails souvent oubliés ou ignorés par les autre, par exemple: dates, noms, horaires, routines


· Une persévérance avide pour recueillir et classer l'information sur un sujet qui l'intéresse


· De la suite dans les idées


· Une connaissance encyclopédique (de type CD Rom) sur un ou plusieurs sujets


· Une connaissance des routines et un désir manifeste de maintenir l'ordre et la précision


· Des valeurs claires/les décisions ne sont pas influencées par des facteurs politiques ou financiers


 


D. Traits additionnels éventuels :


· Sensibilité aiguë à des expériences ou des stimuli sensoriels spécifiques, par exemple: le son, le toucher, la vision et/ou l'odeur

· Une capacité à se distinguer dans des sports individuels ou des jeux, en particulier ceux faisant appel à l'endurance, la précision visuelle, comme l'aviron, la natation, le bowling, les échecs


· "Héros social méconnu", avec un optimisme confiant, victime fréquente de la faiblesse sociale des autres, tout en restant confiant dans la possibilité de l'amitié véritable


· Probabilité plus élevée que la population générale de faire des études supérieures


· S'occupe souvent de ceux qui ont un développement atypique.

 

 

 SOMMAIRE


 


























 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







 

 

 

 

 

 





























 

 

 

 

LES APPROCHES THERAPEUTIQUES DU SA





La prise en charge psychologique et éducative

 

 

La psychothérapie d'inspiration analytique ne présente pas d'intérêt compte-tenu du caractère constitutionnel des troubles, et on se tourne plutôt vers une thérapie d'échange et de développement (sur les plans cognitif, émotionnel et affectif) et vers un soutien psychologique pour aider les sujets atteints d'un syndrome d'Asperger à surmonter leurs difficultés, leurs échecs et leurs angoisses qui en découlent, et parfois leur syndrome dépressif.

Les thérapies éducatives : l'éducation structurée (programme TEACCH établi par Éric Schopler et ses collaborateurs en 1971) a pour objectif de permettre à l'enfant autiste de s'insérer dans son environnement naturel et de favoriser le développement de son autonomie dans son milieu familial, scolaire et dans la communauté. Ceci passe par l'amélioration des compétences et de l'adaptation des comportements de l'enfant, et par l'aménagement spécial de l'environnement afin que celui-ci soit fonctionnel pour l'enfant.

Il faut donc réaliser un travail sur 3 axes :

un travail de développement du sujet autiste, obtenir la collaboration des parents et des professionnels, et mettre en place un enseignement structuré. ("le programme TEACCH", par Gary Mesibov, "Le programme TEACCH : sa transposition en France" par Eric Schopler et Bernadette ROGE)

Pour plus d'info :

 

L'approche Behaviorale, tend à éliminer les comportements inappropriés, et à développer des comportements plus adaptés et de nouvelles attitudes. C'est un donc un travail comportementaliste, avec l'apprentissage d'attitudes et de réactions adaptées dans les situations courantes de la vie sociale, et de les développer.

Il faut faire prendre conscience aux sujets atteints d'un syndrome d'Asperger de leur environnement social, leur apprendre à décrypter la communication non verbale des autres personnes et à tenir compte de leur avis.

Il faut réaliser l'apprentissage des comportements non verbaux appropriés, tels que le contact visuel, la gestuelle, la proximité des autres.

Il faut également travailler la compréhension (qui est trop littérale), l'organisation du temps et des taches, en donnant un environnement prévisible, avec des routines quotidiennes et un minimum de changements.

 

Quelques établissements éducatifs existent en France pour les autistes profonds, mais il n'y a aucune structure spécialisée pour les autistes de haut niveau ou les enfants " Asperger ", d'où les énormes difficultés pour les parents à trouver une solution pour leur enfant : les écoles " standards " n'acceptent pas toujours ces enfants qui n'ont pas un comportement " standard", mais qui ne sont pas assez profondément atteints pour relever d'établissements spécialisés…

 

 



Note de L'APIPA.

A ce jour en 2009, diverses approches pédagogiques ont fait leurs preuves, il reste à espérer que celles ci soient un jour prises en charge financièrement!

On peut trouver davantage d'informations dans la rubrique colloque 2006!

 

 



L'autisme et la psychanalyse


Il est bien temps ! L'autisme et la psychanalyse par Gunilla GERLAND


Jusque il y a peu, l'autisme était considéré comme un handicap mystérieux, enseveli sous les mythes et les idées erronées. Néanmoins, ceux d'entre nous qui présentent cette affection ne la jugent pas spécialement mystérieuse. Problématique, certes, voire parfois difficile, mais à peine mystérieuse.


Nous avons été assimilés à des enfants enfermés dans des " bulles de verre ", " beaux, mais inaccessibles " qui ont dû endurer une kyrielle d'expériences horribles pour devenir si visiblement indifférents au monde qui nous entoure, comme c'est le cas de nombre d'entre nous. Nous avons titillé l'imagination des gens et inspiré un grand nombre de théories plausibles ou non à notre sujet. Je ne connais aucun handicap, à part le mien, à propos duquel tant de gens prétendent détenir autant de " connaissances " et se sentent habilités à formuler autant d'opinions bien qu'étant si mal informés. Cette situation est extrêmement frustrante et de plus, a l'origine d'une diffusion très répandue d'un mode erroné de traitement des personnes autistes, particulièrement des personnes autistes de haut niveau. Parfois, cela aboutit même à la prescription du mauvais traitement.

J'ai rencontré un nombre incalculable de psychologues et psychothérapeutes qui prétendaient connaître les problèmes liés à l'autisme, mais une fois mis à l'épreuve, il s'avérait qu'ils n'avaient rien lu depuis Bettelheim et avaient rencontré quelques enfants autistes dans les années 1960 et 1970. Cette tournure des choses est sans doute compréhensible, précisément parce que l'autisme est un handicap qui a semblé si incompréhensible aux personnes soi-disant normales. Néanmoins, ce qui est à la fois incompréhensible et impardonnable, c'est la façon dont le système délaisse les personnes autistes aujourd'hui. Cet échec consiste en un détournement du regard par les gens formés à la méthode psychodynamique et à la psychanalyse, qui choisissent de ne pas voir ou de ne pas entendre quand on leur présente les connaissances actuelles sur l'autisme.

 

Les causes de l'autisme sont uniquement biologiques


Au fur et à mesure que la société reconnaissait et diagnostiquait mieux l'autisme et le syndrome d'Asperger (une forme d'autisme), de plus en plus de jeunes et d'adultes ont fourni des récits autobiographiques de leur handicap. Des ouvrages et des articles ont été publiés et des conférences ont été organisées. Nous avons décrit ce que c'était que d'être incompris, ce que c'était que de vivre avec un système nerveux qui ne fonctionne pas normalement ou ce que c'était que d'être différent. Pour nous tous, il est manifeste que les causes de l'autisme sont biologiques. Néanmoins, à l'instar du reste de la population, les personnes autistes sont issues de différentes familles. Certains d'entre nous ont des parents merveilleux et évoluent dans un environnement social propice; d'autres n'ont pas eu cette chance. Cet état de fait est susceptible d'avoir affecté notre personnalité de diverses manières, mais n'a rien à voir avec notre handicap.

Une personne autiste, comme une personne atteinte de trisomie 21, peut naître dans n'importe quelle famille. En conséquence, il est vain et vexant de traiter les symptômes associés à ce handicap au moyen de thérapies centrées sur la situation familiale ou d'interpréter ces symptômes comme des éléments de quelque chose d'autre qu'une indication d'un trouble du système nerveux/cérébral d'origine génétique et acquis au début de l'existence. Nombre d'entre nous qui sont autistes de haut niveau ont été analysés en vertu du modèle psychodynamique/psychanalytique, souvent par des thérapeutes bien intentionnés, mais la plupart d'entre nous n'en a retiré aucune aide, beaucoup se sont sentis dégradés, et certains en ont été blessés.

Naturellement, nous pouvons présenter des problèmes " en plus de " notre handicap, mais comme notre mode de fonctionnement est si fondamentalement différents, toute personne désireuse de nous aider doit impérativement se familiariser avec le psychisme de l'autisme. Afin d'acquérir ce type de savoir, il faut mettre de côté toutes les théories relevant de la psychologie développementale et tenter d'atteindre à une compréhension de la façon de penser et de ressentir des personnes autistes. La meilleure méthode d'y arriver consiste bien évidemment à écouter et lire des récits de jeunes gens et d'adultes ayant ce handicap.

Notre réalité est niée

L'échec auquel je me réfère est vraisemblablement en train de se produire ici et maintenant, à ce stade de rédaction de mon article. Je viens de mettre sous vos yeux cette information, mais certains d'entre vous décident de ne pas ôter leurs 'lunettes psychodynamiques' parce qu'elles sont collées à leur nez. C'est à cet instant précis que j'ai le sentiment que vous niez notre réalité, que vous nous ignorez, que nous ne sommes autorisés à exister que si nous sommes conformes à votre théorie.

Par le passé, j'ai comparé les théories psychodynamiques au conte de Cendrillon. J'ai écrit : " La théorie psychodynamique offre une forme d'espoir qui semble être vitale à des adeptes convaincus ; la promesse d'un conte de fées pour adultes où on donne au thérapeute le rôle de la bonne fée. Mais si le patient présente un trouble autistique qui, pour l'essentiel, résulte d'un dommage du système nerveux, cette personne n'ira jamais au bal et ne rencontrera pas son prince. Ainsi, le thérapeute ne peut disparaître sur le coup de minuit en ayant le sentiment d'avoir rempli avec succès sa mission de bonne fée. J'imagine que " la bonne fée " aura du mal à gérer cet état de fait et par conséquent tout simplement ne reconnaîtra pas notre réalité ".

A présent, je voudrais franchir une étape supplémentaire dans cette comparaison en affirmant que les psychologues/psychothérapeutes se donnent souvent le rôle de la " marâtre ". Ils préfèrent couper le talon ou le doigt de pied de leur patient afin qu'il entre dans la chaussure (à savoir leur théorie). Telle est l'ardeur du thérapeute à transformer son patient en " princesse " afin de lui permettre d'être aidé/soigné/sauvé grâce à l'approche que le thérapeute a été formé à suivre.

Je suis intéressée par la psychologie, je connais assez bien les théories psychodynamiques et j'en sais bien plus sur l'autisme que la plupart d'entre vous qui lisez ceci. En premier lieu, j'ai moi-même cette affection et, deuxièmement, je connais de nombreux enfants et adultes autistes, certains de haut niveau, d'autres présentant des troubles du développement. J'espère que vous voudrez bien me faire confiance sur le fait que je sais de quoi je parle, ôter les lunettes fournies par votre formation théorique et recommencer du début. Lisez à nouveau cet article et peut-être oserez-vous envisager de nouvelles pensées, des pensées que vous n'aviez jamais eues auparavant.

 

Un développement différent


Il existe encore des cas où les causes de l'autisme sont inconnues, mais, dans le monde entier, les chercheurs s'accordent à reconnaître leur origine génétique à concurrence de 90% et que pour les 10% attribués à des facteurs environnementaux, ils n'impliquent pas de causes psychosociales, mais bien plutôt des lésions survenues à la naissance, etc. Si un enfant naît avec une lésion cérébrale ou souffre d'une telle lésion au début de son existence en raison d'une infection, ce qui veut dire que la structure de son cerveau est différente et qu'il devra utiliser des zones du cerveau pour des activités pour lesquelles elles ne sont pas conçues, il ne passera pas par les mêmes phases de développement que les autres enfants.

Je pense, que jusque là, la plupart des gens seront d'accord avec moi. Néanmoins, l'erreur commise à ce stade par de nombreuses personnes dotées d'un bagage psychodynamique/psychanalytique est de penser que l'enfant développe des " déficiences " dans ces domaines et que, vraisemblablement, il lui serait bénéfique de " retourner en arrière " et de les corriger. Il est également erroné de croire que les êtres doivent se développer psychologiquement selon un certain ordre, notamment en matière de relations. Ceux qui en sont convaincus n'ont pas compris le développement normal ni que le développement psychologique de l'individu doté d'un psychisme fondamentalement différent peuvent être complètement parallèles et ne jamais opérer d'intersection.

Certains d'entre vous peuvent tressaillir à cette évocation. Mais pourquoi cette pensée est-elle si horrible? Probablement parce que si ce principe est corroboré, vous ne comprenez plus, cela ne correspond plus à votre vision actuelle du monde. Cependant, vous savez que c'est lorsque vous osez aller au-delà du carcan de vos propres idées que vous grandissez et apprenez de nouvelles choses. Alors, quel est le problème? Peut-être ce que d'aucuns ont exprimé, l'impression d'avoir trompé les gens par le passé, de les avoir mal compris et interprété. Il s'agit d'une impression inconfortable dont l'impact ne doit pas être sous-estimé, bien que de nombreuses personnes puissent être si rompues à l'utilisation des thérapies et du soutien socio-psychologique estiment pouvoir la gérer.

A de nombreux égards, les théories psychodynamiques font office de 'mentor', un système où votre thérapeute devient votre professeur et par conséquent le représentant d'une certaine école de pensée et où donc vous choisissez votre conseiller en fonction de cette théorie. En conséquence, accepter et comprendre ce que j'exprime dans cet article peut impliquer d'avoir à se démarquer de cette 'famille' et risquer de perdre une partie de votre sentiment d'appartenance. Cette attitude requiert du courage.

 

La théorie de la relation d'objet n'est pas pertinente

En ce qui concerne la théorie de la relation d'objet, à titre d'illustration, il faut réaliser qu'elle n'est applicable qu'aux personnes qui ne présentent pas de troubles envahissants des fonctions cérébrales, comme par exemple l'autisme ou le syndrome d'Asperger. Le fait que je n'ai intégré aucune représentation d'objet n'a en aucun cas induit les problèmes que cette situation engendrerait chez d'autres individus. Je n'ai jamais ressenti leur besoin fondamental de proximité envers d'autres individus, ou du moins, pas dans la même mesure. Le fait que je n'ai intégré aucune représentation d'objet ne signifie pas nécessairement que mes représentations sont désintégrées! Au même titre que l'on pourrait dire que je n'ai aucune représentation d'objet quelle qu'elle soit, on pourrait dire que mes représentations d'objet sont extrêmement bien intégrées et ces deux déclarations seraient également vraies ou fausses. Pour me comprendre, il faut dépasser la théorie de la relation d'objet. Je ne suis pas née du tout avec cette structure, pas plus que je n'en n'ai besoin. Cela ne signifie pas nécessairement que mon existence n'est pas tout autant remplie, mais qu'elle est tout simplement différente. J'apprécie différentes choses dans la vie et, à l'instar d'autres individus autistes, je veux être respectée et considérée pour ce que je suis.

Lorsque vous essayez d'appliquer sur moi ou d'autres personnes qui présentent le même handicap des théories psychodynamiques, je trouve cela aussi offensant que lorsqu'il y a cent ans, les gens regardaient un garçon présentant de légers troubles du développement et qu'ils croyaient que son état était imputable à des masturbations excessives. Dans la foulée, ils pensaient que les personnes épileptiques étaient névrotiques. La perception de la société envers les individus et comportements anormaux semble parfois évoluer lentement, parfois extrêmement rapidement. Les attitudes que nous considérons comme obsolètes peuvent avoir prévalu jusque il y a peu. Par exemple, dans les années 70, l'homosexualité était toujours considérée comme une maladie psychologique et même dans les années 80 des individus sourds dont le handicap sous-jacent n'avait pas été découvert étaient enfermés dans des unités psychiatriques.

C'est à vous qu'il incombe de changer la façon dont l'autisme est perçu.


Gunilla Gerland.1998

Cet article peut être photocopié ou diffusé dans son intégralité pour autant qu'aucun ajout ou omission ne soit opéré.

 

 

 

Pourquoi les théories dites psychodynamiques ne doivent pas être utilisées lors de thérapies avec des clients présentant un trouble du spectre autistique :

 

- Le thérapeute peut (va) perdre le contrôle d'outils thérapeutiques tels que transfert/contre-transfert en raison de la manière radicalement différente dont les personnes autistes interagissent. Cette situation se produit généralement sans que le thérapeute comprenne qu'il/elle a perdu le contrôle. (L'effet se traduit parfois par ce que le thérapeute assimile à un contre-transfert difficile, ex. des sentiments de dégoût envers le client).

- Dans le cadre des paradigmes où ces théories sont utilisées, la connaissance du mouvement de défense des personnes handicapées se révèle médiocre. La sensibilisation à l'importance de développer une identité positive du handicap fait défaut, par exemple le fait d'avoir comme modèles de rôle positifs des personnes autistes plus âgées. On note également une absence de discussion éthique afin de déterminer si la façon utilisée par une majorité pour nouer des relations, doit être perçue comme étant la " meilleure ".

- Il y a de nombreux rapports émanant de personnes autistes de haut niveau victimes de mauvais traitements et de préjudices ou ayant l'impression de na pas être écoutées ni comprises lors de traitements psychodynamiques. Dans la pratique, tous les cas faisant état de " succès " sont fondés sur des rapports de présentant uniquement le point de vue subjectif du thérapeute.

- Les théories psychodynamiques n'ont pas été élaborées pour des personnes présentant des psychismes radicalement différents pas plus que les outils fondés sur ces théories n'ont été conçus à cette fin. Cela signifie que la théorie de la relation d'objet, extrêmement populaire en Suède par exemple, ne sera pas applicable. Le même principe prévaut pour les interprétations symboliques ou l'utilisation de théories sur la projection et les mécanismes de défense. Certains psychothérapeutes ne reconnaissent néanmoins pas ce point de vue et estiment savoir ce qui se produit, comme cela transparaît dans les nombreux récits officiels ou non de personnes autistes et de leurs parents, alors qu'en fait ils n'en n'ont pas la moindre idée !

 

Veuillez noter que ceci ne signifie pas que la vie intime des personnes autistes est insignifiante ni qu'elles ne peuvent tirer profit (si elles disposent du niveau de fonctionnement approprié/QI) d'un soutien socio-psychologique. Cela signifie tout simplement que le conseiller doit faire fi des outils et théories psychodynamiques susmentionnés et se concentrer en lieu et place sur les sentiments, les pensées et les actions à un niveau plus concret. Cela implique également que le thérapeute dispose d'un niveau de connaissance de l'autisme (et des handicaps, plutôt que des maladies) approprié, mis à jour et détaillé. Il est également important de reconnaître que ce n'est pas et ne doit pas être l'autisme même qui est traité par le counseling (assistance socio-psychologique), mais les syndromes secondaires ou le fait de vivre avec l'autisme. Cela peut être comparé au soutien des personnes sourdes ou aveugles ; vous ne pouvez vous attendre à ce qu'elles entendent ou voient mieux des suites de leur traitement, mais devez veiller à ce qu'elles puissent faire face à l'existence, une existence qui intègre un handicap présent à vie.

 

Gunilla Gerland, 1998.




* Les traitements médicamenteux


Il n'existe actuellement aucun traitement curatif spécifique des troubles autistiques, mais des traitements symptomatiques sont proposés.


Ces traitements ont pour finalité d'agir sur les troubles gênants du comportement, mais ne remplacent nullement la prise en charge éducative qui est l'élément fondamental du traitement.


Un des plus classiques est le traitement par la vitamine B6 à haute dose associée au magnésium (La vitamine B6 et le magnésium dans le traitement de l'autisme, par B. Rimland). Des améliorations spectaculaires auraient été observées chez certains patients (entre 30 à 50 %) avec des effets durables dans le temps. L'amélioration porterait sur l'attention, l'hyperactivité, les stéréotypies, le contact et le langage. Cette association ne présentant aucun danger et étant aisée à mettre en ½uvre, elle peut être proposée à la plupart des patients. De même, la vitamine C (voir article de Bernard Rimland) pourrait être utile dans le traitement des troubles autistiques.


Les traitements psychotropes (anxiolytiques, neuroleptiques, antidépresseurs, stimulants de l'attention, ...) sont utilisés pour améliorer l'anxiété, les troubles du sommeil, ainsi que lorsqu'il existe d'importants troubles du comportement (agressivité, agitation, instabilité, hyperactivité) ou de l'attention. Dans des études contrôlées, ils ont montré une action sur les stéréotypies, l'hyperactivité, les colères, mais aussi sur le retrait en favorisant les compétences sociales. Il existe des effets secondaires dont il faut tenir compte dans la décision thérapeutique.


Les pathologies associées (épilepsie, schizophrénie, trouble obsessionnel-compulsif, …) nécessitent un traitement spécifique.


Les régimes alimentaires : Les troubles autistiques pourraient être la conséquence de perturbations neurobiologiques en rapport avec un excès d'opiacés dans le cerveau. C'est ainsi que certains auteurs ont émis l'hypothèse que les comportements autistiques seraient causés (ou aggravés) par des neurotoxines (peptides à propriétés opiacées) d'origine alimentaire (gluten et caséine) ou même à des champignons (candida). Ils proposent par conséquent des régimes alimentaires avec exclusion des aliments contenant du gluten et de la caséine (régime SGSC), et parfois des traitements anti-mycosiques.


Plus récemment, on a découvert les effets de la sécrétine, hormone humaine d'origine digestive qui intervient entre autre dans le métabolisme des peptides en les fractionnant. La sécrétine, administrée par voie injectable lors de certaines explorations de l'appareil digestif, aurait améliorée plusieurs jeunes sujets atteints d'autisme classique (" l'utilisation de la sécrétine dans le traitement de l'autisme : commentaire de Paul Shattock, "Autism and secretin" , by J.W. Lloyd - University of Virginia ou "The use of secretin for the treatment of autism" de l'Autism Research Unit), "Le protocole Sunderland" par Paul Shattock et Paul Whiteley.

Des études sont en cours pour évaluer ses effets à plus long terme sur l'autisme, et ses effets secondaires. Les derniers résultats publiés (janvier 2000) montrent l'absence d'efficacité de la secrétine.


A noter qu'on peut trouver des informations récentes dans la rubrique "les infos"




* Autisme et nutrition


Quelques mots à propos du régime sans gluten, ni caseïne :


Il existe des témoignages de familles qui constatent des progrès comme d’autres où l’effet escompté ne fait pas ses preuves.


Suivre ces liens :

 

 

http://www.maladiecoeliaque.com/rsgregime1.htm

  

http://www.sansglutensanscaseineshop.com/

 

  

 

SOMMAIRE